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Ministère du Développement Industriel,
des ZES et de la Promotion du Secteur Privé.
RÉPUBLIQUE DU CONGO
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ÉNERGIE | Lancement de l’étude sur l’alimentation énergétique des ZES et des industries

3 NOV. 2026Brazzaville, CongoJipson De Corez MATHAS5 min de lecture
M. Michel Djombo lors du lancement de l’étude sur l’alimentation énergétique des ZES, à BrazzavillePG.001 · PHOTO À INSÉRER

Le 3 novembre 2026 à Brazzaville, M. Michel Djombo, Ministre du Développement Industriel, des Zones Économiques Spéciales et de la Promotion du Secteur Privé, a pris part au lancement de l’étude sur l’alimentation énergétique des Zones économiques spéciales (ZES) et des industries, en présence de représentants du ministère en charge de l’Énergie, de l’Union européenne, du patronat et des partenaires techniques.

Conduite sous la supervision du ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique, mise en œuvre par l’Agence nationale d’électrification rurale (ANER), avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’étude évaluera les besoins énergétiques des ZES et des industries face à la hausse attendue de la demande d’ici 2030. Elle s’inscrit dans le Pacte national énergétique et l’initiative Mission 300.

« Sans énergie, il est impossible de produire »

Ouvrant son intervention par des remerciements à la Représentante résidente du PNUD pour la qualité de la collaboration et l’expertise apportée, le Ministre a rappelé que l’énergie se trouve au cœur de toute activité industrielle. Dans le contexte actuel de difficultés d’approvisionnement, certains industriels rencontrent des problèmes de production, au point, pour certains, de devoir arrêter des lignes.

Il a également souligné la situation des acteurs installés loin du réseau, à l’image des industries forestières. L’étude permettra d’examiner l’intérêt d’équiper ces opérateurs pour les premières étapes de transformation, tout en s’appuyant sur les zones économiques spéciales pour développer la suite de la chaîne de valeur.

Sortir de la logique de l’attente

Le Ministre a décrit le calcul de nombreux industriels : tenir pendant les périodes de tension en recourant aux groupes électrogènes, dont le kilowattheure peut atteindre près de 200 FCFA, en attendant le retour à la normale. Un pari qui devient perdant lorsque les périodes de crise se prolongent.

Il a observé que des industriels sollicités par des fournisseurs de solutions énergétiques restent dans l’expectative, préférant observer l’évolution du marché avant de s’engager.

Structurer le dialogue entre industriels et fournisseurs d’énergie

Pour lever ces hésitations, l’étude devra aider à formaliser un guide de bonnes pratiques présentant les différentes options qui s’offrent aux entreprises :

Les intégrateurs, qui étudient les besoins, achètent et installent le matériel sur site, pour les industriels en capacité de financer leur propre investissement ;

Les prestataires de financement, pour accompagner les entreprises dans le financement de leurs équipements ;

Les producteurs indépendants d’énergie, pour les entreprises qui préfèrent régler une facture mensuelle plutôt que d’investir.

L’étude devra aussi établir un référentiel de prix : le Ministre a mis en garde contre des offres solaires proposées entre 130 et 150 FCFA le kilowattheure, qu’il juge relever de l’opportunisme. Un benchmark permettra de déterminer un prix juste et soutenable pour l’environnement industriel congolais, à partir des pratiques observées ailleurs.

Le Ministre a enfin évoqué la nécessité d’accompagner les grandes industries, à l’image des cimenteries, dans un secteur où, a-t-il rappelé, la capacité installée, d’environ 2,5 millions de tonnes par an, dépasse largement un marché national de 1,2 million de tonnes.

Des solutions adaptées à chaque site

L’étude comparera, pour chaque site, quatre familles de solutions : le solaire photovoltaïque avec stockage, la biomasse et la cogénération à partir de résidus agricoles, forestiers ou agro-industriels, le raccordement au réseau lorsque sa proximité le permet, et les solutions hybrides.

Pour Mme Adama-Dian Barry, Représentante résidente du PNUD, l’enjeu est de fournir au Gouvernement « non pas un rapport de plus, mais des outils pour décider et pour investir ».

Les résultats attendus

L’étude doit déboucher sur des projets bancables, capables d’attirer les investissements publics et privés, sur une réduction des émissions grâce aux énergies renouvelables et aux solutions bas carbone, sur une compétitivité industrielle renforcée par un accès à une énergie fiable et à coût maîtrisé, et sur des retombées territoriales en matière d’emplois, de services locaux et de chaînes de valeur.