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Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des initiatives diplomatiques menées par le Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, en faveur du renforcement de la coopération économique Sud-Sud.
Une coopération tournée vers l’industrialisation partagée
Au centre des échanges : l’exploration des opportunités de partenariat dans le secteur du ciment, notamment autour de la réalisation et de l’exploitation de stations de broyage de clinker. Cette démarche est portée par la Société de Distribution des Matériaux de Construction (SODISMAC), filiale du Groupe Industriel des Ciments d’Algérie (GICA), qui a récemment lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt international. L’objectif : identifier des partenaires africains disposant de capacités techniques et financières pour établir des unités de broyage de clinker en dehors du territoire algérien.
Une vision stratégique du Congo
Dans son intervention, le ministre FYLLA SAINT-EUDES a souligné la dynamique actuelle du secteur congolais du ciment :
« Le Congo dispose aujourd’hui de trois unités de production de ciment, auxquelles s’ajoutera bientôt une nouvelle unité en construction. Bien que la demande locale demeure limitée, nous observons une montée en capacité qui pourrait permettre l’exportation de clinker. Il est donc essentiel de clarifier le modèle économique souhaité par nos partenaires algériens : envisagent-ils une implantation directe sous forme de filiale industrielle, ou une collaboration avec des opérateurs publics nationaux ? »
Le ministre a également attiré l’attention sur les réalités logistiques du marché régional :
« Si le coût du clinker est relativement bas à l’international, les frais liés au transit maritime dans le golfe de Guinée restent élevés. Cela pose la question de la compétitivité logistique dans un éventuel projet d’importation. »
Une ouverture diplomatique vers l’avenir
En réponse, Son Excellence Monsieur Azeddine RIACHE a salué la qualité des relations bilatérales entre l’Algérie et le Congo, rappelant que le projet s’inscrivait dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités des deux États :
« Cette initiative traduit la volonté des chefs d’État de renforcer l’intégration industrielle africaine. Même si, à ce stade, les contours techniques du projet restent à préciser, je puis vous assurer que l’Algérie est résolument engagée à favoriser l’implantation de ses entreprises au Congo. L’objectif est de bâtir des partenariats durables et mutuellement bénéfiques, qui tiennent compte des spécificités de votre marché mais également de son potentiel de croissance dans la sous-région. »
Vers une feuille de route commune
Les deux parties ont convenu de la nécessité d’approfondir les échanges techniques entre les experts sectoriels, afin de définir un modèle d’affaires adapté et viable. Des réunions sectorielles sont envisagées dans les prochaines semaines pour traduire cette volonté politique en projets concrets.
Marché du ciment en Afrique centrale : repères clés (2024)
Attaché de presse du Ministre
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